Les dernières planches de la bd ainsi que la fin de la nouvelle ont été publiées dans leur sections respectives. Mon projet à tout de même subis beaucoup de modifications part rapport au plan structurel du début. Mes changements d'idées m'ont donc amenés à présenter deux fins un peu différentes. J'ai également abandonné l'idée de mélanger la nouvelle et le scénario illustré pour les laisser en deux section distincts. Le lien entre eux reste cependant très important, car l'un complète l'autre en quelque sorte. La nouvelle approfondie beaucoup certaines parties de l'histoire alors que le scénario illustré montre de nouveaux angles qui pérmètent de mieux cerner l'univers dérangé de Laura. Malgré plusieurs problèmes de bloquage, j'ai essayer de garder une forme à la manière du mot croisé (où il faut faire des liens d'une image à l'autre qui ne sont pas toujours là) pour la BD ; tandis que ma forme d'écriture tentait d'être la plus parlante possible en ''prenant le lecteur par le bras''. Je trouvais intérressant d'explorer ces deux modes de travail qui m'ont, à quelque part la dedans, permis de trouver mon propre style...
C'est donc avec un cerveau vide d'idée que je vous présente mon projet final qui m'a vraiment léssivé pour ne pas dire burn-outé.
Sur ce, merci à tout ceux qui prennent le temps de jeter un coup d'oeil .
Nebojsa
jeudi 8 mai 2008
lundi 7 avril 2008
Nouveaux ajouts
Le scénario illustré et la nouvelle ont progressés. Les modifications sont à présent visible dans leur sections réspectives.
Je vais, pour la suite, tenter de trouver rapidement une fin à ma nouvelle qui sera sinon trop longue à adapter. Je risque également de modifier la version illustré plus que je ne le pensais pour tenter d'arriver à remettre le tout à temps.
Je vais, pour la suite, tenter de trouver rapidement une fin à ma nouvelle qui sera sinon trop longue à adapter. Je risque également de modifier la version illustré plus que je ne le pensais pour tenter d'arriver à remettre le tout à temps.
jeudi 6 mars 2008
Projets pour la suite
Bon une partie de faite, mais il reste encore beaucoup à faire. Heureusement tout commence à se placer tranquillement surtout avec la création du scénario illustré. Même si ce ne sont là que les deux premières planches, elles m'ont permient de refaire le point sur le projet, car en penant une distance avec ce que je faisais (la nouvelle) j'ai pus développer de nouvelles facettes de mon histoire et lui donner peut-être une nouvelle tournure dans la version illustrée. À chaque dessin me vient également d'autres idées pour la suite...c'est un peu comme si les deux projets se complètent en parallèle.
Bref, une semaine de relache chargée de cassage de tête pour tout faire ''fitter'' sur papier...et dans ma tête est en vue. Je vais surout essayer d'en profiter pour développer mes dialogues (spécialement dans la nouvelle qui n'en déborde pas disons...).
Bref, une semaine de relache chargée de cassage de tête pour tout faire ''fitter'' sur papier...et dans ma tête est en vue. Je vais surout essayer d'en profiter pour développer mes dialogues (spécialement dans la nouvelle qui n'en déborde pas disons...).
jeudi 7 février 2008
La nouvelle
Après beaucoup d'heures d'écriture et de réecriture voici enfin ma nouvelle (la première partie du moins). C'est à partir de ça que je vais commencer à construire plus. Je me suis vraiment laisser aller a fond au niveau littéraire et je vais compléter sous peu le reste de mon idée. Le procéssus de transition entre ma nouvelle et le scénario est cependant déja enclanché. Je songe déja aux dialogues que et autres éléments que je vais devoir ajouter pour faire un scénario.
Alors sans plus tarder voici la dite nouvelle qui m'as quand même demandée un boulot fou (il faut dire que j'ai peut-être sur estimé mes talents en matière de rapidité d'écriture...)
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La petite voix dans ma tête hurle
Une fumée grise et opaque parasitait les toits mouillés de toute la ville. Les quelques clochards et autres fous qui osaient s’aventurer dehors devaient subir les impitoyables joies de l’automne londonien qui ne laissaient aucun espoir de temps cléments depuis des semaines. Les camions de livraison allaient et venaient jour et nuit sur la petite rue Turner. Sa conception ancienne ne laissait que très peu d’espace aux voitures ce qui plongeait tout le cartier dans une jungle de klaxons inépuisables. Les édifices identiques s’alignaient un à la suite de l’autre sur une centaine de mètres de telle sorte qu’aucune autre rue ou ruelle ne venait briser l’uniformité des commerces.
Quelque part là-dedans, un bruit de nourriture pour chat se mélangeait à celui des gouttes d’eau martelant la tôle des gouttières. Une femme mince et élancée se tenait debout dans une cuisine impeccablement ordonnée. Elle versait le contenu d’un sac portant le logo d’un chat dans un petit pot transparent posé sur le comptoir. Son chat au poil long avait un drôle d’air à cause d’une oreille sacrifiée lors d’une nuit glaciale passée sur le toit de l’édifice voisin. Il était affectueusement nommé Merlot. Puisque la séance de gavage était le seul moment de la journée où il recevait un peu d’affection, il se faisait un devoir d’y être. La femme arrêta soudain de remplir le bol pour ensuite ranger le sac dans l’armoire sous l’évier. Impatient et affamé, Merlot sauta sur le comptoir pour fourrer son nez dans son souper. Laura le laissa faire et alla s’asseoir au bout de sa longue table pour entamer le mot croisé qu’elle n’avait pas eu le temps de finir à sa pause du midi. Elle passait le plus clair de son temps enfermée dans son petit appartement au-dessus du magasin de livres. Lorsqu’elle n’y était pas, c’est qu’elle s’affairait à sa tache de préposée aux archives. Rien de bien luxueux comme bureau : quatre murs de tapis gris et des dizaines de boîtes débordantes de dossiers éparpillées un peu partout. Contrairement à l’état chaotique de son bureau, son appartement était dans un état impeccable. Elle avait fait du ménage une religion. Du balai un ami. De la vadrouille un glaive puissant. Rien ne perturbait sa routine depuis bien des années. Certes, elle avait quelques jours particuliers où elle se devait de sortir de sa zone de confort, ils se comptaient par contre sur les doigts d’une seule main. Tout ce dont Laura avait besoin se trouvait à quelques pas de chez elle.
Une matinée aussi nuageuse et humide que les autres accompagna Laura tout au long du petit trajet qu’elle devait parcourir à pied pour se rendre à son bureau. Mise appart un homme en imperméable devant son appartement, elle ne croisa personne. Elle accrocha son manteau et son parapluie dans le hall d’entrée avant d’enjamber le corridor sud. Les nouveaux documents à classer ne cessaient de s’empiler sur le bureau, mais elle n’arrivait pas à se concentrer pour effectuer son travail comme elle sait si bien le faire. En effet, Laura était pensive. Elle songeait à ce mot croisé qu’elle n’avait toujours pas réussi à résoudre, et puis soudainement, elle se mit à penser à sa porte. L’avait t’elle verrouillée comme elle le fait tous les matins? Une incertitude commençait peu à peu à la ronger. Le bout de son stylo bleu fut le souffre-douleur de cette angoisse grandissante. Dès qu’elle eut fini le classement des statistiques financières de la dernière année, elle ne put s’empêcher de gagner la sortie au pas de course. Son esprit torturé rendait toute tentative de concentration pratiquement impossible. Elle se devait de régler ce problème au plus vite, c’est pourquoi elle se rua en direction de sa résidence. Ce n’est qu’une fois la poignée fermement encrée dans sa main qu’elle se sentit de nouveau en sécurité. À ce moment, aucun autre bruit que celui du déclic du verrou n’aurait pu la soulager autant.
Le soir venu, rien de tout cela ne perturbait plus sa petite vie paisible. Elle était confortablement assise dans un fauteuil rouge d’où elle pouvait se délecter de ses émissions de fin de soirée préférées. L’appartement était plongé dans une noirceur quasi totale excepté le petit coin du salon qui rayonnait d’un débit variable de lumière. Merlot, qui avait passé sa journée à chasser les pigeons, bondit tout à coup par la fenêtre que Laura laissait entre ouverte juste pour lui. Elle n’avait plus à s’occuper de lui autant qu’avant, il était pratiquement devenu un objet de décoration. Alors que tout était calme, un bruit strident se fit entendre. Laura sursauta en se retournant vers le piano que l’ancien propriétaire avait dû lui léguer. Merlot se tenait debout sur les touches blanches du piano en miaulant. Laura poussa un soupir de soulagement avant d’aller le prendre dans ses bras pour le flatter un peu et lui donner son repas. Plus la soirée avançait, et moins Laura avait sommeil. Elle entama alors son rituel en cas d’insomnie : mots croisés. Cette activité lui procurait un tel bonheur. Parfois elle pouvait se laisser aller des heures à chercher un seul mot qui l’obsède par sa complexité. Ce soir-là, tout allait bien. Les mots venaient d’eux-mêmes et ils lui apportaient tranquillement la dose de somnifères nécessaires. Cependant, sans savoir pourquoi, elle eut un violent frisson qui vint lui glacer le sang. C’était un peu comme si la mort venait de lui souffler une douce mélodie à l’oreille. Elle fut trop terrifiée pour bouger. Puis elle entendit le piano résonner de nouveau. Cette fois par contre, il ne pouvait s’agir de Merlot. Il y avait bel et bien quelqu’un qui jouait du piano. Laura, prise de panique, se leva d’un bon et entra en trombe dans la pièce voisine. Un homme aux cheveux longs était assis sur le tabouret, les doigts profondément ancrés dans les touches blanches. À sa vue, Laura poussa un cri en reculant. Les mains appuyées sur la grande armoire en vitre, elle fixait l’homme qui venait à présent de se redresser pour lui faire face. Elle aperçut que la fenêtre qu’elle laissait habituellement accessible uniquement à Merlot était à présent totalement ouverte laissant ainsi les rideaux flotter au gré du vent. Contrairement à Laura, l’homme semblait très calme et détendu. Il la fixa silencieusement durant un instant puis, sans se presser, il enjamba le cadre de fenêtre d’un seul geste avant de dévaler les marches des escaliers de secours situés à l’arrière de l’édifice. Toujours sous le choc de l’intrus, Laura se laissa glisser sur la vitre en tentant de contenir sa cage thoracique qui semblait ne plus vouloir tenir en place.
À son réveil le matin suivant, Laura était en pleine forme et semblait ne garder aucune séquelle de l’incident de la veille. Elle s’empressa quand même de vérifier la fenêtre qui était aussi fermement verrouillée qu’hier soir. Sans vraiment savoir pourquoi, elle resta debout dans le salon entre le piano et la fenêtre avec les bras croisés. Le regard songeur, elle scrutait les lieux qui étaient, il y à quelques heures, habités par un étranger. Le souvenir de l’homme était si flou dans l’esprit de Laura qu’elle commençait déjà à perdre une bonne partie des traits de son visage. Elle ne gardait pour ainsi dire qu’une vague impression d’avoir fait une nouvelle connaissance, d’avoir assistée à un événement sortant du cadre habituel de ses soirées. Parfois même, elle se demandait si tout cela c’était bel et bien produit. C’est alors que, juste avant de quitter la pièce, elle aperçut un petit objet brillant posé sur le bord du piano usé par le temps. Il s’agissait d’une alliance pour homme; probablement faite en or. Laura ramassa le précieuse anneau puis le contempla quelques secondes la bouche grande ouverte. Sa surprise ne résidait pas dans le fait qu’un objet soit laissé à la traîne dans l’appartement, mais bien que l’objet en question ne lui appartienne en aucun cas. Elle ne savait pas si cette nouvelle découverte devait réconforter ses incertitudes face à l’homme au piano ou bien accroître sa peur envers l’intrus mystérieux. Comme par crainte d’être vue, Laura jeta plusieurs coups d’œil autours d’elle avant de glisser l’alliance dans sa poche droite. Le cœur battant, elle reprit son rituel matinal un peu en retard, car ce petit événement inédit venait de lui gruger cinq bonnes minutes de son temps soigneusement compté. Ses gestes étant tous calculés à la minute près, elle dus se presser pour ne pas arriver en retard aux tâches suivantes.
Tout au long de la journée, Laura ne put s’empêcher de glisser ses doigts dans sa poche pour s’assurer que l’anneau y était toujours. Le simple fait d’y toucher la plongeait dans un moment de délire passager au sujet de l’homme au piano et les différentes raisons de sa venue. Plus la journée avançait et plus Laura planait sur un nuage de fabulations. À un moment, elle était si loin dans sa tête qu’elle s’était mise à faire tourner l’alliance autours de son stylo bleu les pieds confortablement croisés sur son bureau. Ce n’est qu’une heure plus tard qu’elle fut violemment ramenée sur terre par son patron qui fit irruption dans son bureau.
-Excuse-moi de te déran…
La stupéfaction qu’il eut en voyant son employée modèle dans cet état coupa l’élan et l’assurance qu’il avait en entrant, le laissant bouche bée au seuil de la porte. Laura tressaillit de tout son corps avant de se replacer convenablement sur sa chaise. Un peu embarrassé par la situation, M. Lopez, son patron, secouait les papiers qu’il avait dans les mains en détournant le regard. Puis, il reprit plus timidement :
-Euh, je voulais seulement que tu me sortes les statistiques des ventes de Janvier…si tu n’es pas trop occu…
Il s’arrêta une fois de plus au milieu de sa phrase se rendant compte du ridicule de sa question. Laura s’empressa de le sauver étant à son tour embarrassée de toute la situation.
-Aucun problème, je vous les fais apporter d’ici la fin de la journée.
L’imposant M. Lopez se contenta d’hocher la tête en simulant un sourire. Il sortit ensuite du bureau en fermant délicatement la porte.
Sur le chemin du retour, Laura marchait lentement gardant la tête dans les étoiles une partie du voyage. Elle venait de tourner le dernier bloc la séparant de son appartement, lorsqu’elle croisa un homme aux allures familières. Au départ, elle n’y prêta aucune attention, mais lorsque son cerveau se remis en marche; elle se retourna brusquement vers l’homme et vit son visage faiblement éclairé par les lampadaires. Elle eut à peine le temps de se rendre compte de ce qui se passait que l’homme au piano avait déjà pris ses jambes à son cou. Il traversa rapidement la rue avant de s’enfoncer dans une ruelle sombre. Totalement déconcertée par la situation, Laura laissa tomber son parapluie et pris son intrus en chasse. La courte ruelle donnait directement sur une rue secondaire très étroite. L’homme qui devançait à présent Laura d’une dizaine de mètres eut amplement le temps de gripper dans sa voiture stationnée à demi sur le trottoir. À bout de souffle, Laura atteignit enfin la poignée de la portière. Incapable de l’ouvrir, elle se mit à taper sur la vitre du côté conducteur. L’homme au piano mit tranquillement les clefs dans le contact et jeta un dernier regard à la pauvre Laura qui criait désespérément aux pieds de l’immense huit cylindres. Il démarra en trombe pour débarquer du trottoir puis freina brusquement au milieu de la rue. Sa fenêtre descendit alors doucement sous le regard impuissant de Laura. La main de l’homme au piano sortis un bout de papier blanc qu’il laissa s’envoler dans le vent froid de la nuit. Au même moment, les roues de sa voiture firent crier l’asphalte dans un nuage de fumée blanche. La feuille de papier fit quelques tours dans les courants d’aire avant de s’échouer sur les barres d’une bouche d’égout.
Laura prit ce qui semblait être une lettre avec une délicatesse incroyable. L'encre avait fait quelques taches bleu sur le papier mouillé, mais le court paragraphe était encore lisible. Laura s'assit sur l'asphalte froide et humide pour lire le message :
''Laura, je t'écris cette lettre qui sera probablement la dernière. Depuis trop longtemps, je suis resté muet à te regarder te détruire et sombrer de plus en plus dans ce que je voulais éviter. Ne pense pas que je suis un lache. J'ai bien essayer de vivre avec ta nouvelle situation. Oh oui...j'ai essayé. Je suis simplement rendu à une phase où je m'apperçois qu'il m'est impossible de continuer à vivre avec toi. Tes abscences sont devenues si fortes que je me demande encore si tu remarques ma présence...
Bref, je ne rendrais pas la tâche plus hardue, je te laisse l'alliance même si elle ne veut surment déjà plus rien dire pour toi. Moi, elle me rappel trop de choses que je veux tenter d'effacer. Je pars Laura. Je pars pour de bon cette fois. Tu seras bien mieux ici, je ne m'inquiète pas.
Adam. ''
(fin?)
Alors sans plus tarder voici la dite nouvelle qui m'as quand même demandée un boulot fou (il faut dire que j'ai peut-être sur estimé mes talents en matière de rapidité d'écriture...)
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La petite voix dans ma tête hurle
Une fumée grise et opaque parasitait les toits mouillés de toute la ville. Les quelques clochards et autres fous qui osaient s’aventurer dehors devaient subir les impitoyables joies de l’automne londonien qui ne laissaient aucun espoir de temps cléments depuis des semaines. Les camions de livraison allaient et venaient jour et nuit sur la petite rue Turner. Sa conception ancienne ne laissait que très peu d’espace aux voitures ce qui plongeait tout le cartier dans une jungle de klaxons inépuisables. Les édifices identiques s’alignaient un à la suite de l’autre sur une centaine de mètres de telle sorte qu’aucune autre rue ou ruelle ne venait briser l’uniformité des commerces.
Quelque part là-dedans, un bruit de nourriture pour chat se mélangeait à celui des gouttes d’eau martelant la tôle des gouttières. Une femme mince et élancée se tenait debout dans une cuisine impeccablement ordonnée. Elle versait le contenu d’un sac portant le logo d’un chat dans un petit pot transparent posé sur le comptoir. Son chat au poil long avait un drôle d’air à cause d’une oreille sacrifiée lors d’une nuit glaciale passée sur le toit de l’édifice voisin. Il était affectueusement nommé Merlot. Puisque la séance de gavage était le seul moment de la journée où il recevait un peu d’affection, il se faisait un devoir d’y être. La femme arrêta soudain de remplir le bol pour ensuite ranger le sac dans l’armoire sous l’évier. Impatient et affamé, Merlot sauta sur le comptoir pour fourrer son nez dans son souper. Laura le laissa faire et alla s’asseoir au bout de sa longue table pour entamer le mot croisé qu’elle n’avait pas eu le temps de finir à sa pause du midi. Elle passait le plus clair de son temps enfermée dans son petit appartement au-dessus du magasin de livres. Lorsqu’elle n’y était pas, c’est qu’elle s’affairait à sa tache de préposée aux archives. Rien de bien luxueux comme bureau : quatre murs de tapis gris et des dizaines de boîtes débordantes de dossiers éparpillées un peu partout. Contrairement à l’état chaotique de son bureau, son appartement était dans un état impeccable. Elle avait fait du ménage une religion. Du balai un ami. De la vadrouille un glaive puissant. Rien ne perturbait sa routine depuis bien des années. Certes, elle avait quelques jours particuliers où elle se devait de sortir de sa zone de confort, ils se comptaient par contre sur les doigts d’une seule main. Tout ce dont Laura avait besoin se trouvait à quelques pas de chez elle.
Une matinée aussi nuageuse et humide que les autres accompagna Laura tout au long du petit trajet qu’elle devait parcourir à pied pour se rendre à son bureau. Mise appart un homme en imperméable devant son appartement, elle ne croisa personne. Elle accrocha son manteau et son parapluie dans le hall d’entrée avant d’enjamber le corridor sud. Les nouveaux documents à classer ne cessaient de s’empiler sur le bureau, mais elle n’arrivait pas à se concentrer pour effectuer son travail comme elle sait si bien le faire. En effet, Laura était pensive. Elle songeait à ce mot croisé qu’elle n’avait toujours pas réussi à résoudre, et puis soudainement, elle se mit à penser à sa porte. L’avait t’elle verrouillée comme elle le fait tous les matins? Une incertitude commençait peu à peu à la ronger. Le bout de son stylo bleu fut le souffre-douleur de cette angoisse grandissante. Dès qu’elle eut fini le classement des statistiques financières de la dernière année, elle ne put s’empêcher de gagner la sortie au pas de course. Son esprit torturé rendait toute tentative de concentration pratiquement impossible. Elle se devait de régler ce problème au plus vite, c’est pourquoi elle se rua en direction de sa résidence. Ce n’est qu’une fois la poignée fermement encrée dans sa main qu’elle se sentit de nouveau en sécurité. À ce moment, aucun autre bruit que celui du déclic du verrou n’aurait pu la soulager autant.
Le soir venu, rien de tout cela ne perturbait plus sa petite vie paisible. Elle était confortablement assise dans un fauteuil rouge d’où elle pouvait se délecter de ses émissions de fin de soirée préférées. L’appartement était plongé dans une noirceur quasi totale excepté le petit coin du salon qui rayonnait d’un débit variable de lumière. Merlot, qui avait passé sa journée à chasser les pigeons, bondit tout à coup par la fenêtre que Laura laissait entre ouverte juste pour lui. Elle n’avait plus à s’occuper de lui autant qu’avant, il était pratiquement devenu un objet de décoration. Alors que tout était calme, un bruit strident se fit entendre. Laura sursauta en se retournant vers le piano que l’ancien propriétaire avait dû lui léguer. Merlot se tenait debout sur les touches blanches du piano en miaulant. Laura poussa un soupir de soulagement avant d’aller le prendre dans ses bras pour le flatter un peu et lui donner son repas. Plus la soirée avançait, et moins Laura avait sommeil. Elle entama alors son rituel en cas d’insomnie : mots croisés. Cette activité lui procurait un tel bonheur. Parfois elle pouvait se laisser aller des heures à chercher un seul mot qui l’obsède par sa complexité. Ce soir-là, tout allait bien. Les mots venaient d’eux-mêmes et ils lui apportaient tranquillement la dose de somnifères nécessaires. Cependant, sans savoir pourquoi, elle eut un violent frisson qui vint lui glacer le sang. C’était un peu comme si la mort venait de lui souffler une douce mélodie à l’oreille. Elle fut trop terrifiée pour bouger. Puis elle entendit le piano résonner de nouveau. Cette fois par contre, il ne pouvait s’agir de Merlot. Il y avait bel et bien quelqu’un qui jouait du piano. Laura, prise de panique, se leva d’un bon et entra en trombe dans la pièce voisine. Un homme aux cheveux longs était assis sur le tabouret, les doigts profondément ancrés dans les touches blanches. À sa vue, Laura poussa un cri en reculant. Les mains appuyées sur la grande armoire en vitre, elle fixait l’homme qui venait à présent de se redresser pour lui faire face. Elle aperçut que la fenêtre qu’elle laissait habituellement accessible uniquement à Merlot était à présent totalement ouverte laissant ainsi les rideaux flotter au gré du vent. Contrairement à Laura, l’homme semblait très calme et détendu. Il la fixa silencieusement durant un instant puis, sans se presser, il enjamba le cadre de fenêtre d’un seul geste avant de dévaler les marches des escaliers de secours situés à l’arrière de l’édifice. Toujours sous le choc de l’intrus, Laura se laissa glisser sur la vitre en tentant de contenir sa cage thoracique qui semblait ne plus vouloir tenir en place.
À son réveil le matin suivant, Laura était en pleine forme et semblait ne garder aucune séquelle de l’incident de la veille. Elle s’empressa quand même de vérifier la fenêtre qui était aussi fermement verrouillée qu’hier soir. Sans vraiment savoir pourquoi, elle resta debout dans le salon entre le piano et la fenêtre avec les bras croisés. Le regard songeur, elle scrutait les lieux qui étaient, il y à quelques heures, habités par un étranger. Le souvenir de l’homme était si flou dans l’esprit de Laura qu’elle commençait déjà à perdre une bonne partie des traits de son visage. Elle ne gardait pour ainsi dire qu’une vague impression d’avoir fait une nouvelle connaissance, d’avoir assistée à un événement sortant du cadre habituel de ses soirées. Parfois même, elle se demandait si tout cela c’était bel et bien produit. C’est alors que, juste avant de quitter la pièce, elle aperçut un petit objet brillant posé sur le bord du piano usé par le temps. Il s’agissait d’une alliance pour homme; probablement faite en or. Laura ramassa le précieuse anneau puis le contempla quelques secondes la bouche grande ouverte. Sa surprise ne résidait pas dans le fait qu’un objet soit laissé à la traîne dans l’appartement, mais bien que l’objet en question ne lui appartienne en aucun cas. Elle ne savait pas si cette nouvelle découverte devait réconforter ses incertitudes face à l’homme au piano ou bien accroître sa peur envers l’intrus mystérieux. Comme par crainte d’être vue, Laura jeta plusieurs coups d’œil autours d’elle avant de glisser l’alliance dans sa poche droite. Le cœur battant, elle reprit son rituel matinal un peu en retard, car ce petit événement inédit venait de lui gruger cinq bonnes minutes de son temps soigneusement compté. Ses gestes étant tous calculés à la minute près, elle dus se presser pour ne pas arriver en retard aux tâches suivantes.
Tout au long de la journée, Laura ne put s’empêcher de glisser ses doigts dans sa poche pour s’assurer que l’anneau y était toujours. Le simple fait d’y toucher la plongeait dans un moment de délire passager au sujet de l’homme au piano et les différentes raisons de sa venue. Plus la journée avançait et plus Laura planait sur un nuage de fabulations. À un moment, elle était si loin dans sa tête qu’elle s’était mise à faire tourner l’alliance autours de son stylo bleu les pieds confortablement croisés sur son bureau. Ce n’est qu’une heure plus tard qu’elle fut violemment ramenée sur terre par son patron qui fit irruption dans son bureau.
-Excuse-moi de te déran…
La stupéfaction qu’il eut en voyant son employée modèle dans cet état coupa l’élan et l’assurance qu’il avait en entrant, le laissant bouche bée au seuil de la porte. Laura tressaillit de tout son corps avant de se replacer convenablement sur sa chaise. Un peu embarrassé par la situation, M. Lopez, son patron, secouait les papiers qu’il avait dans les mains en détournant le regard. Puis, il reprit plus timidement :
-Euh, je voulais seulement que tu me sortes les statistiques des ventes de Janvier…si tu n’es pas trop occu…
Il s’arrêta une fois de plus au milieu de sa phrase se rendant compte du ridicule de sa question. Laura s’empressa de le sauver étant à son tour embarrassée de toute la situation.
-Aucun problème, je vous les fais apporter d’ici la fin de la journée.
L’imposant M. Lopez se contenta d’hocher la tête en simulant un sourire. Il sortit ensuite du bureau en fermant délicatement la porte.
Sur le chemin du retour, Laura marchait lentement gardant la tête dans les étoiles une partie du voyage. Elle venait de tourner le dernier bloc la séparant de son appartement, lorsqu’elle croisa un homme aux allures familières. Au départ, elle n’y prêta aucune attention, mais lorsque son cerveau se remis en marche; elle se retourna brusquement vers l’homme et vit son visage faiblement éclairé par les lampadaires. Elle eut à peine le temps de se rendre compte de ce qui se passait que l’homme au piano avait déjà pris ses jambes à son cou. Il traversa rapidement la rue avant de s’enfoncer dans une ruelle sombre. Totalement déconcertée par la situation, Laura laissa tomber son parapluie et pris son intrus en chasse. La courte ruelle donnait directement sur une rue secondaire très étroite. L’homme qui devançait à présent Laura d’une dizaine de mètres eut amplement le temps de gripper dans sa voiture stationnée à demi sur le trottoir. À bout de souffle, Laura atteignit enfin la poignée de la portière. Incapable de l’ouvrir, elle se mit à taper sur la vitre du côté conducteur. L’homme au piano mit tranquillement les clefs dans le contact et jeta un dernier regard à la pauvre Laura qui criait désespérément aux pieds de l’immense huit cylindres. Il démarra en trombe pour débarquer du trottoir puis freina brusquement au milieu de la rue. Sa fenêtre descendit alors doucement sous le regard impuissant de Laura. La main de l’homme au piano sortis un bout de papier blanc qu’il laissa s’envoler dans le vent froid de la nuit. Au même moment, les roues de sa voiture firent crier l’asphalte dans un nuage de fumée blanche. La feuille de papier fit quelques tours dans les courants d’aire avant de s’échouer sur les barres d’une bouche d’égout.
Laura prit ce qui semblait être une lettre avec une délicatesse incroyable. L'encre avait fait quelques taches bleu sur le papier mouillé, mais le court paragraphe était encore lisible. Laura s'assit sur l'asphalte froide et humide pour lire le message :
''Laura, je t'écris cette lettre qui sera probablement la dernière. Depuis trop longtemps, je suis resté muet à te regarder te détruire et sombrer de plus en plus dans ce que je voulais éviter. Ne pense pas que je suis un lache. J'ai bien essayer de vivre avec ta nouvelle situation. Oh oui...j'ai essayé. Je suis simplement rendu à une phase où je m'apperçois qu'il m'est impossible de continuer à vivre avec toi. Tes abscences sont devenues si fortes que je me demande encore si tu remarques ma présence...
Bref, je ne rendrais pas la tâche plus hardue, je te laisse l'alliance même si elle ne veut surment déjà plus rien dire pour toi. Moi, elle me rappel trop de choses que je veux tenter d'effacer. Je pars Laura. Je pars pour de bon cette fois. Tu seras bien mieux ici, je ne m'inquiète pas.
Adam. ''
(fin?)
Plan structurel
Alors pour débuter sur des bases solide je présente ici le plan sommaire de tout mon projet. C'est à partir de ça que je vais écrire ma nouvelle et je vais également le suivre pour la construction de mon scénario. C'est en faite le gros de mon idée, il est toutefois possible que j'apporte des changements...
Sujet:
Une femme rencontre un homme qu’elle croit obsédé sur son compte, mais finalement c’est elle qui développe une obsession sur lui…
Structure:
Début : Présentation de la vie de la femme = banal, routinière, sans excitation… puis rencontre d’un homme mystérieux qui rôde dans sa maison en son absence.
Milieu : La femme commence à développer une peur envers l’homme, mais graduellement c’est elle qui devient obsédée de l’homme, car il est le seul à ajouter du piment dans sa vie. Elle va même jusqu’à le traquer et à vouloir s’introduire dans sa maison à son tour. Tout ceci parsemé de péripéties qui mène la femme à tout abandonner dans sa déviance, de plus en plus flagrante, pour l’homme.
Fin : Constat triste de la femme qui se rend compte que dans sa vie monotone du début, elle s’est imaginé être traquée par un homme qui est en faite un de ses collèges de travail et qui n’as en faite jamais participé à tout cela…
Sujet:
Une femme rencontre un homme qu’elle croit obsédé sur son compte, mais finalement c’est elle qui développe une obsession sur lui…
Structure:
Début : Présentation de la vie de la femme = banal, routinière, sans excitation… puis rencontre d’un homme mystérieux qui rôde dans sa maison en son absence.
Milieu : La femme commence à développer une peur envers l’homme, mais graduellement c’est elle qui devient obsédée de l’homme, car il est le seul à ajouter du piment dans sa vie. Elle va même jusqu’à le traquer et à vouloir s’introduire dans sa maison à son tour. Tout ceci parsemé de péripéties qui mène la femme à tout abandonner dans sa déviance, de plus en plus flagrante, pour l’homme.
Fin : Constat triste de la femme qui se rend compte que dans sa vie monotone du début, elle s’est imaginé être traquée par un homme qui est en faite un de ses collèges de travail et qui n’as en faite jamais participé à tout cela…
jeudi 31 janvier 2008
commencement.
Bon prise 2 vue que la première fois mon message n'as ni enregistré ni été publié... Donc comme je disais je commence ici le blog qui va suivre la progression de mon projet synthèse en cinéma.
J'ai déja une idée potable et je suis entrain de regarder comment la trasmettre sur papier virtuel. Je vais procéder autrment pour ce projet dans le sens ou je ne vais pas écrire directement un scénario pour ensuite en faire le sorty-board, je vais plutôt me laisser plus de liberté d'écriture en produisant d'abord une nouvelle que je vais adapter en scénario.
Donc je devrais publier sous peu (tout dépendant de la durée du syndrome de la page blanche) une première version de ma nouvelle que je vais accompagner du plan sommaire de mon projet.
Reste à espèrer que l'inspiration sois au rendez-vous...
J'ai déja une idée potable et je suis entrain de regarder comment la trasmettre sur papier virtuel. Je vais procéder autrment pour ce projet dans le sens ou je ne vais pas écrire directement un scénario pour ensuite en faire le sorty-board, je vais plutôt me laisser plus de liberté d'écriture en produisant d'abord une nouvelle que je vais adapter en scénario.
Donc je devrais publier sous peu (tout dépendant de la durée du syndrome de la page blanche) une première version de ma nouvelle que je vais accompagner du plan sommaire de mon projet.
Reste à espèrer que l'inspiration sois au rendez-vous...
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